Les lames de sang

Cette histoire est une histoire crée de toute piéce,
Tous les liens, relations, et autres entre les differents personnages n'ont jamais eut lieu,
Pour donner un don pour aider au combat de la leucemie:

Association Laurette Fugain
99-103, rue de Sèvres
75 006 Paris

A la memoire de Myléne Imart, décédée d'une leucemie en 2001.

Pardonnez-nous d'écrire selon notre c½ur. Ce n'est qu'un instant de grâce, suspendu. Les plaintes, la détresse, puis le silence viendront assez tôt .
Les lames de sang
# Posté le vendredi 11 janvier 2008 16:08
Modifié le vendredi 18 janvier 2008 03:12

Chapitre 1

Le ventre des femmes recèle toujours un enfant ou une maladie. [Louis-Ferdinand Céline]

Chapitre 1
# Posté le vendredi 11 janvier 2008 16:09
Modifié le vendredi 01 février 2008 18:29

Chapitre 1

« ...vient d'accoucher à l'hôpital de Santa Barbara... »

Il éteignit la télé et péniblement se leva, il avait passé toute la nuit à piétiner dans ce maudit bloc de béton, ce couloir vers la mort pensait-il ! Il avait vu déjà tant de gens partir. Tant de gens qui aimaient l'avait abandonnée pendant que lui volait d'or en or. Des années plus tard, il regrettait. Toutes ces années, ces années qu'il avait crues précieuses mais ni l'argent, ni la gloire, ni les médailles ne lui rendront ces morts. Il sentit une larme humide, filant de ride en ride, vacillant au bout du menton, et tombant par terre, sans bruit. Et il se rappela, tous arriva en vrac, tous semblait se mélanger, les applaudissements, la sonnerie du téléphone, la musique, encore la sonnerie, le banc, la morgue...Il se dit qu'il était bête, non pas bête, un vieux con ! Un sale petit égoïste qui n'avait même pas pleuré, qui ne ressentait qu'une frustration énorme à cause de cette maudite place ! Et rien, aucun sentiment, pour cette mère qui l'avait portée et aimée de tous son être ! Le jour de l'enterrement, c'était en hiver se rappelait-il, parce qu'il avait vu les fumées de cheminée qui s'élevaient lentement dans le ciel encore sombre de cette matinée, il avait vu pour la première fois son père pleuré. C'était cette image là qui était resté gravée en sa mémoire. Ce père, qu'il avait cru invincible, montrant toute sa faiblesse, en voyant cela il s'était dit que jamais il ne tomberait amoureux ; il n'était amoureux que d'une chose. Une chose unique. Une chose inestimable. L'or olympique.
Et finalement, il n'avait obtenue que quatre médailles d'or mondial, jamais il n'avait pu poser ne serait ce que le soupçon d'une lame de patin sur un podium olympique, il était toujours resté sur cette maudite place, la place fantôme, la quatrième place. Il sera violement son poing. Patiner pour tant d'année pour que le rêve olympique s'envole aussi facilement ! Quelle déception ! Apres les résultats, il avait appris la mort de sa mère et, en tout cas à ce moment là, cela ne lui fessait ni chaud, ni froid. Mais, des années plus tard, tout avait changé.
Maintenant, il était arrivé devant la nurserie et pouvait voir c'est deux beautés. Il avait voulu les appeler Julie et Amandine mais finalement ils les avaient appelés Katarina et Sonja, comme les deux immenses championnes de patinage. Mais c'était Nancy qui avait insisté pour les appeler comme ca, lui, il n'avait pas voulu, il voulait que ces deux filles restent hors de ce monde cruel, hors de toute pression, et hors de toute manipulation des médias, qui d'ailleurs venaient juste d'annoncer à la terre entière que sa femme venait d'accoucher ! Il regarda par la fenêtre l'infermière prendre Katarina, il savait que c'était elle parce qu'elle portait un petit bracelet rose et Sonja un bracelet rouge ! En tant que jumelle, il avait encore du mal à les reconnaître !
Soudain il entendit quelqu'un l'appelait : Kurt, Kurt! C'était Brian alias BB !!
Soudain il entendit quelqu'un l'appelait : Kurt, Kurt ! C'était Brian alias BB !!Il courut dans le couloir en fessant un dérapage contrôlé et en manquant de justesse de renverser un chariot de médicament.

« Hello champion ca va ?? Désolé je t'ai laissé seul pendant the naissance, dont tu me parles depuis une éternité mais j'ai été poursuivie par une bande de fan hystérique...Faut dire je suis tellement demandé ! »
« T'images BB en plus d'être un tombeur t'es même modeste !! »
« T'imagines à part être un immense patineur t'es même Papa !! »
« Et toi futur parrain !! »
« Je sais faut dire je suis tellement parfait, elles ne pourront pas réveiller mieux comme parrain... »
« Je sais faut dire je suis tellement parfait, elles ne pourront pas réveiller mieux comme parrain... »
« Je sais pas pourquoi mais j'ai, comme qui dirais, de légers doutes... »
« Tu sais que t'a fait l'école du rire toi ??Bon je reviens, je vais voir ta femme et en plus j'ai vu que une très charmante infermière s'occupait d'elle... »
« Je parie dix dollars qu'elle ne saura pas qui tu es ! »
« T'es fou ou quoi ? Tous le monde connaît Brian Boitano !»hurla BB en s'éloignant.


Complètement givré pensa Kurt en se retournant vers la vitre de la nurserie et vers ses filles. De magnifiques poupées avec un grand et bel avenir devant elles ! pensa t-il en essayant d'ignorer la petite voix qui lui disait « même au Etats-Unis ? Tu aurais du repartir au Canada... »Il secoua la tète comme si cela pouvait faire disparaître cette petite voix ; surtout qu'il savait que cela ne servait à rien parce que elle ne venait pas de sa tète mais de son c½ur. Trop de choses s'étaient déroulées, l'attaque, l'hôpital, l'argent, l'attentat, le procès, les médias...Ce n'étais pas sa faute avait dit Nancy, tu n'a fait que essayer de me protéger, de nous protéger mais lui il pensait être coupable de tout, c'était toujours cette petite voix qui lui dictait cela. « La fiancée de l'Amérique et le roi du quadruple : la love story de glace » avait titré le New-York Times à cet époque. C'était cet article qui avait tous déclenché.


Chapitre 1
# Posté le vendredi 11 janvier 2008 16:53
Modifié le dimanche 13 janvier 2008 11:40

Chapitre 1

C'était à cause de lui ! D'abord il y avait eut tous ses maudits paparazzis qui étaient même allé jusqu'à se planquer dans leur salle de bain pour des photos ! Et après ca avait continué avec des messages bizarres dans la boîte lettre et ensuite l'attaque. Celle-ci avait été le coup fatal pour lui. Il s'en souvenait encore, image par image. Il patinait tranquillement avec Nancy et toute l'équipe quand elle était partie au vestiaire récupérée sa bouteille d'eau, pendant ce temps, lui, il révisait son programme court sur la musique du Parrain. Et là il avait entendu, malgré la musique qui hurlait, un cri effroyable, le pire qu'il n'a jamais entendu de sa vie. C'était Nancy, à terre, quelqu'un l'avait frappé violemment sur le genou. Immédiatement la presse c'était emparée de l'affaire et Tonya et son mari avait été accusé. N'écoutant que son amour pour Nancy, il était allé trouver le mari de Tonya, le soit disant non-coupable, tu parles ! Mais il n'avait trouvé qu'un cadavre...Et, cette image resterait gravé à jamais en lui, quand les policiers étaient venues le chercher, menottées il avait traversé ce qui lui avait alors semblé comme le plus grand regroupement de paparazzis au monde. Et puis ensuite il avait eu le procès et...

« Excusez moi, excusez moi ! Monsieur ? » lui dit quelqu'un en lui en lui posant une main sur l'épaule.

Kurt se retourna vers l'inconnu.

« Kurt ? Kurt Browning ? »

Kurt acquis.

« Excusez moi de vous déranger mais je suis journaliste pour le .N.Y. Times et, arrêtez de me regarder avec ses yeux là, vous demander une interview sur le thème Patinage : le revers de la médaille. Vous devez sans doute avoir déjà entendu parler de moi je suis Harry, Harry Dijman... »

« Partez d'ici, vite, plus vite que ca ! Je ne veux pas de vous ni de vos interview ! Laissez moi tranquille, laissez ma famille en paix et ne vous approchez jamais de mes filles ! »
« Mais je voulais seulement.... »


Soudain une sonnerie stridente retentit dans la nurserie. « Qu'est ce qui se passe cria ? » cria le journaliste mais Kurt ne l'écoutait déjà plus. Les yeux vitreux, il regardait la nurserie qui maintenant était envahie par une foule de médecins et d'infermières en blouse blanche. Il ne voyait pratiquement rien, tous les gens en blancs, là bas, s'affairait autour d'une couveuse. Soudain, il vu un petit être dans les bras d'une infermière, elle le donna à un médecin et, là, Kurt reconnut un petit bracelet rose. La bas, dans la nurserie, il avait prit Katarina et.... « Katarina !!Katarina !! » hurla Kurt en se ruant sur la porte de la nurserie. Il bouscula le journaliste et tenta de renter dans la nurserie. Deux médecins s'interposèrent, « vous ne pouvez pas rentrer ; calmez vous, calmez vous ! ».Mais Kurt ne les écoutait déjà plus. Tout recommençait. Comme avant. C'était pour le punir. Et maintenant, à cause de lui, Katarina allait.....Les deux médecins voulurent le faire asseoir mais Kurt ne sentait, maintenant, plus rien. Il lui semblait s'enfoncer dans un brouillard flou avec, comme seule compagnie, la sonnerie....


Chapitre 1
# Posté le dimanche 13 janvier 2008 05:55
Modifié le dimanche 13 janvier 2008 11:39

Chapitre 1

Nancy était assise sur son lit, quand elle avait demandé à avoir une chambre double, elle ne pensait pas qu'elle allait devoir la partager avec son mari ! Et encore moins dans cette situation....Elle gardait les yeux fermés pour que Brian ne commence pas à lui poser des tas de questions et surtout à la rassurer. Elle voulait juste penser, et réfléchir. Seule. Dans le calme. Elle ne savait pas ce que très peu ce qu'il s'était passé, des médecins étaient venus avec Kurt allongé, évanouis, sur un lit et lui avait di qu'il y avait eut un problème à la nurserie. A ces mots, elle se mit à frissonner. Si il arrivait malheur à ces bébés, elle ne se le pardonnerait pas, c'est elle qui avait insisté pour accoucher avant terme, ne supportant plus ce ventre rond énorme. En plus, elle avait tellement hâte de les avoir, de pouvoir les serrer dans les bras et contemplait leurs petites mains.
N'y tenant plus, ses paupières la picotant de plus en plus elle ouvrit les yeux et se rendit compte qu'elle était toute seule. Ou sont-ils passés se dit-elle. Elle tourna la tète vers le lit de Kurt, personne. N'y comprenant plus rien, elle essaya de se lever, ce qui compte tenu de son ventre était un exercice des plus difficile. Finalement, en s'aidant de ses bras, elle alla sonner à la sonnette. Elle attendit mais personne ne vint, n'y tenant plus elle rampa sur son lit et réussit à s'assoir sur le fauteuil roulant qui était placé juste à coté de son lit. Bon, comment ca marche ce truc ? Elle poussa les roues et avança...d'un millimètre ! Olala, vraiment les fauteuils roulant ce n'est pas pour fait les patineuses ! Nous on n'est musclé des jambes pas des bras ! Et puis, d'abord, quelle andouille n'a pas eut l'idée de mettre un fauteuil électrique ? Voila comment je fais moi maintenant ?
Une infermière eut la bonne idée de rentrer dans sa chambre à ce moment précis.

« Excusez-moi vous venez de sonner il y a quelques instant, avez-vous un problème ? »
« Non. Ou plutôt si. Et je ne dirais pas un problème mais des problèmes ! Et je sais même si l mot problème est assez fort pour qualifier tous ce qui m'arrive ! Je résume : j'ai eut un accouchement de huit heures, une de mes filles va mal, je ne sais toujours pas ce qu'elle as, mon mari a fait un malaise t pour finir tous le monde a disparu ! Vous avez une solution ? Parce que sinon je vais finir par me jeter par la fenêtre si tenté que j'arrive à me déplacer avec mon gros ventre ! »
« Arrêtez de crier et de dire des choses aussi horribles ! Ne vous inquiétez pas, on va retrouver votre mari ! Venez, approchez, je vais vous pousser ! Il n'a pas pu aller bien loin, l'hôpital n'est pas si grand ! »



Chapitre 1
# Posté le lundi 14 janvier 2008 11:48
Modifié le vendredi 01 février 2008 18:22